livre II : TERRES IMAGINEES

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LE LIVRE DES TERRES IMAGINEES
Illustrations & textes : Guillaume Duprat
62 pages, album format 28 x 28 cm
Seuil Jeunesse

Prix du Meilleur documentaire
Salon international de Bologne 2009 (Italie)

Prix Amerigo Vespucci Jeunesse
Salon international de Géographie de Saint-Dié 2009 (France)

Grand prix de la presse des jeunes
Salon de Montreuil 2008 (France)

Prix Andersen
Festival du Livre de Gênes  2010 (Italie)

7 traductions :
allemand (ed. Knesebeck), espagnol (ed. Oniro), italien (ed. L’ippocampo), finlandais (ed. Nemo), japonais, coréen et chinois.

La terre selon Christophe Colomb lors de sa troisième expédition au large du Vénézuela

Double page consacrée aux terres circulaires (selon la mythologie Perse à gauche, scandinave à droite)

Adaptation en dessin-animé : « Les Terres imaginées »
Une co-production cinquième étage production & Canal+
Réalisé par Wilson Dos Santos et Paul Guidal
Un scénario de Pierre Cattan, Wilson Dos Santos, Guillaume Duprat, Mélanie Duval
Bible graphique Wilson Dos Santos, Romain Trystram, Claire Wortemann
Première diffusion : vendredi 17 décembre 2010 sur Canal + Family

 

ECHOS DANS LA PRESSE

« Avec ces cartographies insolites, il nous mène (…) dans des contrées où se mêlent géographie, philosophie et métaphysique. Un rêve de l’ici et de l’ailleurs. Une jolie aventure de la pensée, à mi-chemin entre poésie et quête du savoir. » (Le Monde – F. Noiville – mai 2009)

« Toutes les illustrations avec volets, rabats et autres tirettes à déplacer de cet étonnant ouvrage ont été réalisées grâce aux travaux d’anthropologues, d’historiens des sciences et des religions auxquels l’auteur rend hommage. » (Historia – mars 2009)

« Avec un immense talent graphique, une connaissance encyclopédique des civilisation et des cultures, l’auteur nous montre en un livre animé comment les hommes ont imaginé la Terre « avant ». Un ouvrage original et merveilleux. » (Ciel et Espace – janvier 2009)

« Avec beaucoup de talent, Guillaume Duprat dessine toutes ces visions, de la plus farfelue à la plus inventive. » (Science et avenir – janvier 2009)

« Guillaume Duprat raconte et illustre cette riche histoire des représentations de notre terre avec précision et une évidente passion. Ses belles images, ses notices brèves mais détaillées, entrainent le lecteur à la découverte d’un nouveau regard sur notre planète. » (Citrouille – L. Tutello – novembre 2008)

« Cet ouvrage richement documenté reste très accessible grâce à des textes qui parviennent à vulgariser même les théories les plus savantes. » (La Classe – janvier 2009)

« L’auteur est précis quant à la chronologie, l’histoire, l’origine des mythes. Il cite le nom des peuples, des dynasties ou des scientifiques ayant concouru à ces visions parfois surprenantes. La présentation est soignée et propose plusieurs niveaux d’observation et de lecture par le biais de rabats. Un documentaire passionnant alliant découvertes et merveilleux.«  (Le scéren-des ressources pour enseigner – janvier 2009)

« Pas besoin de faire ses valises. On plonge dans ce coffre aux trésors cosmologiques et le monde est à portée de main, la Terre à portée de rêves... » (Librairie Lucioles – mai 2009)

 

GENESE DU LIVRE

Après la publication du livre «Mondes, mythes et images de l’univers» (Seuil 2006), j’ai réalisé que mon projet « Cosmologik » de recherche illustrée autour de l’imagination du monde pouvait aussi s’adresser à un jeune public. Les visions du monde décrites dans les mythes sont comme des miroirs tendus par ceux qui les ont imaginés, ces mondes reflètent les multiples croyances des sociétés humaines. Je crois que les donner à voir peut contribuer à faire connaître la diversité culturelle.

La représentation de l’univers étant un sujet complexe, j’ai cherché un angle d’approche plus accessible et l’imagination de la Terre m’est apparue comme une évidence : Comment les hommes ont-ils imaginé la forme de la terre ? Voilà une question simple à laquelle je n’avais jamais trouvé de réponse illustrée embrassant tous les continents, toutes les époques.

Le livre dont je rêvais est une sorte de carnet de voyage imaginaire où le fil conducteur n’est pas une chronologie ethnocentriste, mais une classification par forme : terres plates et circulaires, terres polygonales, terres sphéroidales, etc. On y découvre aussi bien la terre de savants grecs que celle de chamanes de la forêt amazonienne. Toutes les images sont contextualisées (peuple, lieu, date) puisque j’ai puisé mes informations dans mes recherches personnelles (commencées sur ces sujets il y a 8 années), dans les récits des anthropologues, dans l’histoire des sciences et des religions, dans les arts, l’architecture. La mise en forme du livre, en collaboration avec l’équipe du Seuil-Jeunesse, s’est orientée vers un aspect oscillant entre «Carnet de Voyage» et «Cabinet de curiosités», correspondant merveilleusement bien à l’essence de ce projet !

 

LES SOURCES DU LIVRE
(Bibliographie pour ceux qui veulent aller plus loin)

Ce livre n’existerait pas sans les travaux des chercheurs qui ont rapporté ces conceptions de la terre. Ne pouvant pas laisser une bibliographie complète dans le livre lui-même, je tiens à dévoiler les sources de mes images. Qu’ils soient anthropologues, ethnologues, historiens des civilisations antiques, historiens des sciences, historiens des sciences religieuses, tous leurs travaux sont accessibles, il suffit parfois de passer un peu de temps en bibliothèque :

Partie 1 / Les « terres-îles »

• Fons (Bénin/Afrique/années 1930)
La Terre sur un serpent (p.12)
Géographie symbolique reconstruite à partir du mythe fon de Aido Hwedo. Un mythe probablement ancien et encore populaire.
– QUENUM MAXIMILIEN, Au Pays des Fons – Us et coutumes du Dahomey, Maisonneuve & Larose, Paris, 1936-1999.

• Minangkabaus (Indonésie/années 1930)
La Terre sur un buffle (p.13)
Reconstruction d’une géographie symbolique faite à partir d’un mythe recueilli par l’anthropologue Edwin M. Loeb à la fin des années 1920 sur l’île de Sumatra.
– LOEB EDWIN M., Sumatra, its History and People, Oxford University press, 1974. Première impression : 1935..

• Tatars (Russie//années 1900)
La Terre sur deux poissons (p.14)
Reconstruction d’une géographie symbolique faite à partir d’un mythe conté par Uno Harva, chercheur en religions comparées, dans les années 1930.
– HARVA UNO, Les représentations religieuses des peuples altaïques, Gallimard, Paris 1955. Première impression : 1933 en finnois..

• Wayapi (Guyane/Brésil/années 1980)
La Terre sur trois colonnes (p.14)
Reconstruction d’une géographie symbolique faite à partir d’un récit recueilli par l’anthropologue française Françoise Grenant à la fin des années 1970. L’indienne qui a raconté cette histoire s’appelle S’i Piye.
– GRENAND FRANÇOISE, Et l’homme devint jaguar – Univers imaginaire et quotidien des Indiens Wayâpi de Guyane, L’Harmattan, Paris 1982.

Hindous (Inde/-2500 ans)
La Terre sur trois éléphants (p.15)
Cette géographie symbolique correspond à un mythe hindou très ancien qui était raconté par les Brahmanes il y a plus de 2500 ans. Le thème de la tortue qui supporte la Terre est très répandu, on le trouve aussi chez le Indiens Hurons, chez le Mayas, en Chine, etc.
– RENOU LOUIS , FILLIOZAT JEAN, l’inde classique – manuel d’études indiennes – tome I, J. Maisonneuve, Paris, 1985.
rebonds:
– le mythe de création du monde « LE BARATTAGE DE LA MER DE LAIT » …

• Pygmées Aka (Nord Congo, nord Centrafrique/années 1980)
Une seule Terre posée sur l’eau (p.16)
Cette vision est tirée d’un livre de l’ethnologue français Serge Bahuchet. Dans cet ouvrage, l’univers des Akas est illustré par un schéma.
– BAFUCHET SERGE, Les Pygmées Aka et la forêt centrafricaine, Selaf CNRS, Paris 1985.
rebonds:
– TRILLES R.R., Les Pygmées de la forêt équatoriale, Librairie Bloud & Gay, Paris 1932.

• Niaissais (île de Nias-Indonésie/années 1930)
Neuf mondes sous la Terre (p.16)
Cette description est rapportée par l’anthropologue Edwin M. Loeb à la fin des années 1920 au large de l’île de Sumatra.
– LOEB EDWIN M., Sumatra, its History and People, Oxford University press, 1974. Première impression : 1935.

• Eskimos (Canada)
Un monde sous la Terre (p.17)
Cette description d’un monde sous-marin correspond à un mythe rapporté par plusieurs ethnologues danois, Henrik Rink à la fin du xixe siècle et Knud Rasmussen au début du xxe siècle. Tous les eskimos ne partagaient pas forcément cette croyance…
– RASMUSSEN KNUD, Intellectual culture of the Copper Eskimos – vol IX, 5e expedition (1921-1924), Amspress, NewYork-Copenhagen, 1930.
– RINK HENRIK, Tales and Traditions of the eskimos, C. Hurst & Co., London, 1974. Première impression : 1875.
rebonds:
– THERRIEN MICHELE, Ce qu’ils savent du territoire, L’Harmattan, Paris, 1996.
– RASMUSSEN KNUD, The people of the polar north – a record, J.B. Lipincott Company, Philadelphia, 1908.
– RASMUSSEN KNUD, Intellectual culture of the iglulik eskimos, Gyldendalske boghandel, nordisk forlag, Copenhagen, 1929.

• Ngajus (Indonésie/années 1990)
Un monde inversé (p.17)
Cette conception du monde souterrain a été rapportée par l’anthropologue Gregory Forth dans les années 1990.
– FORTH GREGORY, Beneath the volcano – Religion, cosmology and spirit classification among the Nage of esasterne Indonesia, Kitl Press, Leiden, 1998.

• Dieris (Australie)
Un immense tunnel dans la Terre (p.17)
Cette géographie symbolique est rapportée d’Australie par l’anglais A. W. Howitt à la fin du xixe siècle. D’autres aborigènes, comme les Kulins croyaient en l’existence d’un tunnel pour le soleil dans la Terre.
– HEWITT A. W., Native Tribes of south-east Australia, Macmillan and co, London, 1904.

• Thalès (Grèce)
De l’eau sous la Terre (p.18)
• Xénophane (Grèce)
Une Terre infinie (p.18)
• Anaximandre et Anaximène (Grèce)
De l’air sous la terre (p.19)
Il ne subsiste de la pensée de ces premiers philosophes grecs (viie/vie siècle av. J.C.) que très peu de sources directes… en revanche, de nombreux philosophe antiques, comme Aristote, rapportent leurs conceptions du monde. La Nature y est souvent expliquée à travers la compréhension des éléments, l’air, l’eau, la terre, le feu. Contrairement aux mythes présentés dans cette première partie, ces visions de la Terre relèvent de l’histoire de la philosophie et des sciences. Mais elles partagent aussi avec les mythes l’idée d’une Terre plate.
– KIRK G.S. RAVEN J.E., SCHOFIELD M., Les Philosophes présocratiques – Cerf, Fribourg, 1995.
– Les Présocratiques, La Pléïade, Paris, 1988.
– CONCHE MARCEL, Anaximandre – Fragments et témoignages – PUF, Paris, 1991.


Partie 2 / Les terres polygonales

• Cosmas Indicopleustès (Grèce)
Une Terre rectangulaire (p. 22-23)
Cette géographie est extraite d’un écrit laissé par Cosmas, grec de Syrie, établi à Alexandrie. Cet écrit était accompagné de cartes dont les proportions sont respectées dans les dessins du « Livre des Terre imaginées ». La vison du monde est justifiée par l’auteur par un appareil dogmatique chrétien, mais cette géographie ne représente pas pour autant « la » vision de la Terre des Chrétiens de cette époque.
– COSMAS INDICOPLEUSTES (INTRODUCTION ET CRITIQUES DE W. WOLSKA-CONUS), La topographie chrétienne – Cerf, Paris, 1968.

• Liu An (Chine)
Une Terre carrée (p.24-25)
Cette vision de la Terre provient d’une ancienne encyclopédie taoiste (iie siècle avant Jésus-Christ), le Huainan Zi. Un chapitre entier y est consacré à la Terre : « les formes terrestres » (chap. IV). Cette géographie symbolique mélange de nombreuses descriptions mythiques et est assez caractéristique de l’antique géographie chinoise. Le chercheur Rémi Mathieu a accompagné son texte critique d’une carte.
– Huainan zi, sous la direction de Charles le Blanc et Rémi Matthieu. Chapitres I, II, III IV, VI, Gallimard, Paris, 2003.

• Egypte (Moyen-Empire)
un plateau (p.26)
Cette géographie symbolique provient de plusieurs sources : quelques mythes dont certains remontent à l’Ancien-Empire et les nombreux récits du voyage de l’âme après la mort. Les informations d’ordre géographique sont fragmentaires ; Les anciens égyptiens ont décrit plus précisément les mondes souterrains.
– SAUNERON SERGE, La naissance du monde selon l’Egypte ancienne, La naissance du monde, sources orientales, Seuil, Paris, 1959.
– Le Livre des morts, traduction P. Caubert, Cerf, Paris, 1967.
rebonds:
– HORNUNG ERIK, L’esprit du temps des pharaons, Cybile, Paris, 2001.
– Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Egypte, tomes 1 et 2, Gallimard, Paris, 1987.

• Aztèques (Mexique/XVIe siècle)
La terre comme une croix (p. 26)
Encore une géographie symbolique… décrite par l’historien Jacques Soustelle. Cette image est inspirée d’une carte aztèque préhispanique.
– carte aztèque : première page du Codex Fejérvary-Mayer
– SOUSTELLES JACQUES, L’univers des Aztèques, Paris, 1997.
rebonds:
– TAUBE KARL – Mythes aztèques et mayas, Seuil, Paris, 1995.

• Sakhas ou Yakoutes (Russie)
un octogone (p.27)
Cette géographie symbolique est inspirée de deux sources concordantes : le récit de Uno Harva historien des religions au début du xxe siècle et l’épopée de Niougoun Bôtour.
– KARRO YANKEL-SABARAIKINA LINA, Les guerriers célestes du pays yakoute-saxa, Gallimard, Paris, 1994.
– HARVA UNO, Les représentations religieuses des peuples altaïques, Gallimard, Paris 1955. Première impression : 1933 en finnois.

• Achumawis (Etats-Unis)
un triangle (p 27)
Cette vision symbolique de la Terre est tirée du mythe d’Annikadel rapporté par Hart Merriam, anthropologue américain.
– MERRIAM HART, Annikadel, the history of the Achumawi Indian of California, University of Arizona Press, Tucson 1992.

• Vasubandhu (Inde bouddhiste-iiie –is siècle après J.C.)
Une Terre triangulaire (p 28-29)
Cette géographie vient de l’Abhidharmakosa de Vasubandhu, un des plus anciens traités de cosmologie bouddhique. On y trouve une description très détaillée de la terre avec des dimensions et beaucoup de détails sur les enfers.
S’agissant de l’univers, certains traits de la cosmologie du Mahayana (auTibet et au Japon par exemple) s’inspirent encore de la tradition de l’Abhidharmakosa…
– DE LA VALLEE POUSSIN LOUIS DE, Abhidharmakosa de Vasubandhu, Société belge d’études orientales, Paris, 1926.
– SADAKATA AKIRA, Cosmologie bouddhique, Sully, Paris, 2002.
voir aussi :
– FILLIOZAT JEAN, RENOUS LOUIS, Manuel d’études indiennes, vol ii, , école française d’extrême Orient, Paris, 2000 (1953).


Partie 3 / Les terres circulaires

• Hercule, Ulysse, Jason (Grèce antique-Vie siècle avant J.C.)
Une terre en forme de bouclier (p.32-33)
Cette géographie s’inspire de plusieurs lectures : les légendes décrites par Homère, Hésiode, ainsi que les recherches menées par des spécialistes de la culture grecque antique comme Jean-Pierre Vernant ou Alain Ballabriga. Il faut ajouter la carte dessinée par A. Vuillemin à la fin du xixe siècle.
– BALLABRIGA ALAIN, Le Soleil et le Tartare-L’image mythique du monde en Grèce archaïque, éditions de l’école des Hautes études en sciences sociales, Paris, 1986.
– HOMERE, Iliade, trad. Frédéric Mugler, Paris, Actes Sud, 1995.
– HOMERE,Odyssée, trad. Philippe Jaccottet, Paris, La Découverte, 1982.
– HESIODE, Théogonie, Gallimard, Paris, 1995.
– VERNANT JEAN-PIERRE – L’Univers les Dieux les Hommes – Seuil, Paris, 1999.
– FIGUIER LOUIS – La terre et les mers, ou descriptions physique du globe – Hachette, Paris, 1884.

• Isidore de Séville (570-636) – Espagne
Une terre circulaire et pas si plate… (p.34)
Sur un plan iconographique, la carte d’Isidore de Séville est une des plus connues, on l’appelle carte en T-O pour la structure. On la retrouve dans de nombreux manuscrits médiévaux et en la regardant on est tenté d’y voir une terre plate… la réalité de l’histoire des représentations est plus complexe : D’une part, Isidore de Séville n’affirme pas que la Terre est plate, il parle d’ « orbe ». D’autre part, l’usage du cercle dans la cartographie du moyen-âge peut parfois renvoyer à l’idée de la sphère.
– LECOQ DANIELE, Plate ou sphérique ? La conception de la la terre au moyen-âge, Comité français de cartographie, Bul. No 148, 1996.
– DE SEVILLE ISIDORE, Orbis, BNF, Ms 10293, fol. 139.
– DE SEVILLE ISIDORE, Etymologie, Ausbourg, 1472.
– DE METZ GOSSUIN, L’Image du monde, copie du xiiie siècle, BNF

• Tousi Salmani
Une carte circulaire (p.34)
Cette carte musulmane est une reproduction d’un somptueux manuscrit de la BNF sur lequel La Mecque est au cenre du monde.
– SALMANI TOUSI, ‘Adjâyeb al-makhlouqât (Merveilles de la création), copié à Bagdad en 1388, BNF, Manuscrits ‘suppl. Persan 332 folio 58).

• Ranulf Higden
Une carte en forme de chlamyde (p.35)
Cette carte chrétienne est une reproduction d’un manuscrit de la BNF où l’est est situé en haut.
– HIGDEN RANULPHUS, Polychronicon, BNF, latin 4922.

• Ibn Hawqal
Une carte en forme de chlamyde (p.35)
Cette carte musulmane est une reproduction d’un manuscrit de la BNF où le sud est situé en haut. Ibn Hawqal, un des lus grands géographes arabes du xe siècle, a aussi dessiné des cartes circulaires où le cercle symbolise la sphère.
– HAWQAL IBN, Kitâb al-masâlik wa I-mamâlik, copie du xvie siècle, BNF, arabe 2214.

• Babylone (actuel Irak)
Le cercle montagneux : La montagne qui pleure (p.36)
Cette géographie symbolique est dessinée à partir de deux sources : d’une part, la plus ancienne carte retrouvée au monde (carte en argile de Sippar qui date de -700 à -500). D’autre part, les nombreux mythes babyloniens, comme ceux de l’Enuma Elish, dont l’image du monde est souvent la même.
– Carte du monde, British Museum, no 92687. .
– HOROWITZ WAYNE, Mesopotamian cosmic geography, Winona lake, Eisenbrauns, 1998.
– LABAT R, Le poème babylonien de la création. Maisonneuve, Paris, 1935.
voir aussi :
– BOTTERO JEAN, L’épopée de la création ou les hauts-faits de Marduk et son sacre, Paris, 1996.
– LAMBERT MAURICE, La naissance du monde à Sumer, La naissance du monde, sources orientales, Seuil, Paris, 1959.
– BOTTERO JEAN, L’épopée de la création ou les hauts-faits de Marduk et son sacre, Paris, 1996.
– KRAMER N., L’Histoire commence à Sumer, Flammarion, Paris, 1994.

• Vikings (Islande)
Le cercle montagneux : L’arbre au milieu du cercle (p.36)
Cette géographie symbolique s’inspire d’une seule source, « l’Edda de Snorri » composé par Snorri Sturluson au xiiie siècle. L’islandais a consigné des mythes et des légendes scandinaves très anciens. La lecture des travaux de l’historien Régis Boyer sont indispensables pour mettre en perspective ces mythes.
– L’Edda de Snorri – Gallimard, L’aube des peuples, Paris, 2000.
– BOYER REGIS, La religion des anciens Scandinaves – Payot, Paris, 1981.

• Perses (Iran)
La montagne au milieu du cercle (p.37)
Cette géographie symbolique est tirée du Bundahishn, un manuscrit perse dont la rédaction remonte au 8e, 9e et 12e siècles. On y trouve de très anciennes conceptions du monde caractéristiques de la religion zoroastrienne dont les fondements remontent à la vie du prophète Zoroastre qui a vécut il y a environ 2600 ans.
– WEST E., The Bundahishn or Knowledge from the Zand, Kessinger, London, trad. 1897.
voir aussi :
– BOYCE MARY, A history of zoroastrianims-vol. 1, E.J. Brill, Leiden, New York, Köln, 1996.
– RACHET GUY, L’Avesta (traducion C. Harlez – 1881). Zand – Duchesne – guillemin, Paris.
– MOLE MARIJAN, La naissance du monde dans l’Iran préislamique, La naissance du monde, sources orientales, Seuil, Paris, 1959.

• Ye’Cuanas (Vénézuela)
La mer au milieu du cercle (p.38)
Cette conception de la Terre vient d’une thèse d’anthropologie et de philosophie dont l’auteur est la vénezuelienne Nelly Arvelo Jimenez.
– ARVELO-JIMENEZ NELLY. A Study of the Ye’Cuana Indians of Venezuela, Cornell University, New York, 1971.

• Téléoutes (Russie/début 1900)
Une assiette sur 4 taureaux bleus (p.38)
Reconstruction d’une géographie symbolique faite à partir d’un mythe conté par Uno Harva, chercheur en religions comparées, dans les années 1930.
– HARVA UNO, Les représentations religieuses des peuples altaïques, Gallimard, Paris 1955. Première impression : 1933 en finnois.

• Dogons (Mali/Afrique/années 1930)
Un poteau au milieu de la Terre (p.39)
Reconstruction faite à partir des premiers travaux de Marcel Griaule… par ceus de l’après-guerre, plus contestables.
– GRIAULE MARCEL, Masques Dogons, Institut d’ethnographie, Paris, 1935.
voir aussi :
– CALAME GRIAULE Geneviève, Dictionnaire dogon, Complément de thèse, Paris, 1963.
– DIETERLEN GERMAINE, Astronomie et calendrier, Placenta, Totémisme, Sacrifice en Afrique subsaharienne, l’institution du Binu chez lez les Dogons, mythes et pratqiues des dogons, DICTIONNAIRE DES MYTHOLOGIES – sous la direction d’Yves Bonnefoy, Flammarion, Paris, 1981.
– VAN BEEK WALTER, Dogon restudied (a field evaluation of the work of Marcel Griaule), Current anthropology, 32 (3), pp. 139-158, Amsterdam, 1991.

• Shipibos (Pérou)
Le serpent qui se mord la queue (p.39)
Cette description du monde vient du chamane shipibo Laureano Ancon ; le récit a été consigné par l’anthropologue allemande Angelika Geghart-Sayer. Le mythe du tatou géant et le la terre inversée a été rapporté par l’anthropologue française Pierrette Bertrand-Ricoveri.
– GEBHART-SAYER ANGELIKA, Die Spitze des Bewisstseins Untersuchungen zu Weltbild und Kunst des Shipibo-Conibo, Klaus Renner Verlag, Hohenchäftlarn, 1987.
– BERTRAND-RICOVERI PIERRETTE, Mythes de l’Amazonie-une traversée de l’imaginaire shipibo, L’harmattan, Paris, 2005.

• Chen Zi (Chine)
Un bol renversé (p.40)
Cette géographie correspond est une des plus anciennes théories scientifiques chinoises, la théorie Kai tian. J’ai puisé mes informations dans l’histoire des sciences, avec l’aide du sinologue Marc Kalinoswski qui m’a recommandé la lecture des travaux de Christopher Cullen.
– CULLEN CHRISTOPHER, Astronomy and mathematics in ancient China : the Zhou Bi Suan Jing, Cambridge University Press, Londre, 1996.
voir aussi :
– NAKAYAMA SHIGURU, A history of japanese astronomy, chinese background and western impact, Harvard Tenching Institute, 1969.

• Huni Kuin (Pérou)
La terre comme une montagne (p.41)
Cette géographie symbolique vient des recherches de l’anthropologue français Patrick Deshayes.
– DESHAYES PATRICK, Penser l’autre chez les Indiens Huni Kuin de l’Amazonie, L’Harmattan, Paris, 1994.
– DESHAYES PATRICK, Les mots, les images et leurs maladies chez les Indiens Huni Kuin de l’Amazonie, Loris Talmart, Paris, 2000.

• Yanomamis (Vénézuela, Brésil)
Une lentille (p.41)
Cette géographie symbolique vient des recherches de l’anthropologue français Jean Chiappino. Le mythe du soleil qui fond vient des travaux de Napoleon A. Chagnon qui a par ailleurs illustré l’universYanomami.
– CHIAPPINO JEAN, L’avers et le revers du monde yanomami, IRD, Paris, 1999.
– CHAGNON A. NAPOLEON, The Fierce People, Harcourt School, London, 1992.


Partie 4 / Les terres sphéroïdes

• Platon (Grèce)
Une sphère parfaite / L’antichtone et l’Atlantide (p.44)
Pour la création du monde selon Platon, lire le Timée. Pour ce qui touche à la Terre, sa sphéricité, les antichtones et au mythe de l’Atlantide, lire le Critias. L’édition présentée par Luc Brisson présente une illustration inspirée des travaux de Chr ; Gill.
– PLATON, Timée, Critias, traduction Luc Brisson, Flammarion, Paris, 2001.

• Cratès de Mallos (Grèce)
Une sphère parfaite / Quatre continents (p.45)
Il ne reste que des témoignages antiques de la géographie de Cratès dont celui de Strabon.
– STRABON, Géographie, traduction G. Aujac, R. Baladié, F. Lasserre, Les Belles Lettres, Paris, 1966.

• Eratosthène (Grèce)
La naissance de la géographie (p.45)
Malheureusement la Geographie d’Eratosthène et ses cartes ont disparu… Je me suis principalement inspiré des travaux de Germaine Aujac, helléniste et spécialiste de la géographie grecque.
– AUJAC GERMAINE, Eratosthène de Cyrène, le pionnier de la géographie – sa mesure de la circonférence de la Terre, éditions CTHS, 2001.
– AUJAC GERMAINE, Strabon et la science de son temps, Les Belle Lettres, Paris, 1966.

• Ptolémée (Grèce)
Une petite Terre (p.46)
Les travaux de Germaine Aujac m’ont encore beaucoup aidé à comprendre la portée des travaux de Ptolémée. A la Renaissance, de nombreuses cartes ont été dessinées d’après la Géographie de Ptolémée, je me suis inspiré de la version de 1489 de Henricus Martellus Germanus où l’asie est plus détaillée.
– AUJAC GERMAINE, Claude Ptolémée – astronome, astrologue, géographe – Connaissance et réprésentation du monde habité, éditions CTHS, 1993.
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1489), British Library, Londres.
voir aussi :
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1474), Biblioteca Apostolica Vaticana, Cité du Vatican.
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1489), Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Université de Yale, New Haven.
– D’ANGELO JACOPO, carte du monde d’après Claude Ptolémée (1470), BNF, latin 4801.
– Carte d’après Claude Ptolémée (xvie), BNF, grec 1401.

• Colomb (Espagne)
Une poire (p.48-49)
Cette image a été réalisée à partir du journal de la 3e expédition de Christophe Colomb. J’ai modelé les contours des continents en allant chercher les sources probables du navigateur gênois : la géographie de Ptolémée, les cartes d’Henricus Martellus Germanus (1474, 1489), le globe de Martin Benhaim (1492), le récit de Marco Polo et l’atlas catalan d’Abraham Cresques (1375), la mappemonde de Fra Mauro (1459)…
– COLOMB CHRISTOPHE, La découverte de l’Amérique-Relations de voyage. Tome II-1493-1504, La découverte, Paris, 1992.
– AUJAC GERMAINE, Claude Ptolémée – astronome, astrologue, géographe – Connaissance et réprésentation du monde habité, éditions CTHS, 1993.
voir aussi :
– NEBENZAHL KENNETH, Atlas de Christophe Colomb, Bordas, Paris, 1991.
– COLOMB CHRISTOPHE, La découverte de l’Amérique-Journal de bord. Tome I-1492-1493, La découverte, Paris, 1991.
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1489), Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Université de Yale, New Haven.
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1489), British Library, Londres.
– MARTELLUS GERMANUS HENRICUS, Mappemonde (1474), Biblioteca Apostolica Vaticana, Cité du Vatican.
– LAURO FRA, Mappemonde (1459), Biblioteca Nazionale Marciana, Venise.
– BEHAIM MARTIN, globe (1492), Germanisches National Museum, Nuremberg.

• Leonard de Vinci (Italie)
De l’eau (p.50)
Léonard a décrit sa conception de l’intérieur de la terre dans ses carnets. On trouve aussi une série de 12 esquisses illustrant divers aspects de sa théorie. Deux autres schémas illustrent l’épaisseur de la sphère d’air et un modèle de verre contenant l’eau comme la terre…
– DE VINCI LEONARD, Les carnets de Leonard de Vinci, Gallimard, Paris, 1942.
– DE VINCI LEONARD, Carnet – folio 35V, 36R, British Museum.

• Galilée (Italie)
Un aimant (p.50)
Pour l’histoire des théories scientifiques sur l’intérieur de la terre, l’excellent ouvrage de Vincent Deparis et Hilaire Legros m’a servi de guide.
– GALILEE G., Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, Seuil, Paris, 1992.
– DEPARIS VINCENT & LEGROS HILAIRE, Voyage à l’intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géophysique moderne – une histoire des idées, CNRS editions, Paris, 2000.

• Kircher
(Allemagne)
Du feu (p.51)
L’ouvrage du Jésuite comporte de magnifiques gravures représentant l’intérieur de la terre. Pour l’histoire des théories scientifiques sur l’intérieur de la terre, l’excellent ouvrage de Vincent Deparis et Hilaire Legros m’a servi de guide.
– KIRCHER ATHANASIUS, Mundus subterraneus, J. Janson et E. Weyerstraten, Amsterdam, 1664.
– DEPARIS VINCENT & LEGROS HILAIRE, Voyage à l’intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géophysique moderne – une histoire des idées, CNRS editions, Paris, 2000.

• Newton
Une Terre aplatie aux pôles (p.53)
• Maupertuis, La Condamine, Bouguer
Une citrouille (p.52)
• Cassini
Un œuf (p.53)
– NEWTON ISAAC., Principes mathématiques de la philosophie naturelle, trad. Marquise du Chastelet, Blanchard, Paris, 1756, red. 1966.
– CLAIRAUT A. C., Théorie de la figure de la terre tirée des principes d’hydrostatique, Courcier, Paris, 1808.
– BOUGUER PIERRE, La figure de la Terre, Charles Antoine Jombert, Paris, 1749.
– DEPARIS VINCENT & LEGROS HILAIRE, Voyage à l’intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géophysique moderne – une histoire des idées, CNRS editions, Paris, 2000.

• Halley (Angleterre)
Une bille Creuse et magnétique (p.54)
– HALLEY EDMUND, An account of the cause of the change of the variation of the Magnetical Needle, with an hypothethesis of the structure of the internal parts of the earth, Phil. Trans. Roy Soc. London, 1693.
– STANDISH DAVID , Hollow earth, Da capo press, 2006
– DEPARIS VINCENT & LEGROS HILAIRE, Voyage à l’intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géophysique moderne – une histoire des idées, CNRS editions, Paris, 2000.

• Henri Gautier (France)
Un ballon rempli d’air (p.55)
– ELLENBERGER F., à l’aube de la géologie moderne : Henri Gautier, partie ii : la théorie de la terre d’Henri Gautier. Histoire et Nature, no 9-10, Paris, 1976-1977.
– DEPARIS VINCENT & LEGROS HILAIRE, Voyage à l’intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géophysique moderne – une histoire des idées, CNRS editions, Paris, 2000.
voir aussi :
– FEYNOL, Anatomie du monde sublunaire, Paris, 1707.

• Symmes (Etats-Unis)
Une sphère percée aux pôles (p.56)
– SYMMES JOHN CLEVES, Circular no 1, To all the world. 1818.
– SEABORN, Symzonia, A Voyage of Discovery. Seymour, New York, 1820.
– GRIFFIN A. DUANE , Hollow and habitable within : symmes’s theory of earth’s internal structure and polar geography, To all the world. Department of geography, Bucknell University, Lewisburg, 2004.
– STANDISH DAVID , Hollow earth, Da capo press, 2006.
– STANDISH DAVID , John Cleves Symmes’globe, The Academy of Natural Sciences of Philadelphia.

• Cyrus Teed (Etats-Unis)
Un perle dorée (p.57)
– TEED CYRUS , The Cellular cosmogony. Guiding Star publishing house, 1899.
– GRIFFIN A. DUANE , Hollow and habitable within : symmes’s theory of earth’s internal structure and polar geography, To all the world. Department of geography, Bucknell University, Lewisburg, 2004.

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