Flatland

flatland_000En 1884, Edwin A. Abott écrit Flatland, l’histoire d’un carré dans un pays en deux dimensions. Une nuit, le carré rêve de Pointland, un monde en une dimension. Le lendemain, une sphère surgit dans sa maison et lui apporte l’évangile de Spaceland, la troisième dimension…

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L’arrivée de la sphère dans Flatland (©Duprat)

Les habitants de Flatland
Dans ce pays, la société est très hiérarchisée, chaque individu a une forme géométrique qui correspond à sa classe sociale :

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Les basses classes de Flatland (d’après l’auteur) :Les femmes sont des droites. Les soldats, les artisans et les ouvriers sont des triangles isocèles, les commerçants sont des triangle équilatéraux. (© Duprat)

 

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Les hautes classes de Flatland : Les intellectuels sont des carrés ou des pentagones. Les nobles sont des hexagones, des octogones, des décagones, dodécagones, etc. Les cercles sont des prêtres. (©Duprat)

 

La famille du narrateur
Le héros est un juriste, un carré. Avec son épouse, une droite, ils ont quatre enfants, quatre pentagones. Le carré a aussi deux petits-enfants, des hexagones. A chaque génération, les descendants gagnent un côté à leur figure géométrique, ce qui leur permet d’évoluer dans la société.

flatland famille

De l’inégalité de Flatland
L’évolution lente des formes géométriques, à chaque génération, mène au cercle parfait : la sagesse. En fait, Flatland est un monde inégalitaire puisque seules les classes élevées peuvent évoluer. En bas de l’échelle sociale, les droites (femmes) et les triangles isocèles (artisans et autres ouvriers), ne gagnent pas de côtés à chaque génération, mais agrandissent leur base, très lentement, pour ressembler à un triangle équilatéral (marchand). Comme dans l’Utopie de Thomas More, Edwin A. Abott invente un monde pour critiquer la société qui l’entoure.

De la révolution chromatique
Dans l’histoire de Flatland, un certain Chromatistès, un pentagone, invente les couleurs…

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Utilisation des couleurs par un artilleur (carré), des soldats (triangles). (© Duprat)

 

… mais la généralisation de l’utilisation des couleurs conduit à une révolution. Les femmes adoptent le même code couleur que celui des prêtres, et, un jour, un ouvrier ose utiliser les douze couleurs d’un dodécagone, semant la zizanie dans la hiérarchie sociale de Flatland. Une répression, menée par les nobles et les prêtres, conduit à l’extermination des triangles isocèles. La révolution chromatique n’aura duré que 3 ans.

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Utilisation des couleurs par une femme (droite) et un prêtre (cercle). En bas, un ouvrier (triangle isocèle) a utilisé les douze couleurs d’un dodécagone.
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Un ouvrier de Flatland à taille réelle.

 

 

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Flatland, E. A. Abott, London, 1886.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Flatland aux édition Zones sensibles, Bruxelles, 2012. Une très belle version.

 

 

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