L’âme en voyage

On peut voyager, changer sans cesse de lieu, “dérader”, bousculer ses champs intimes et ses idées réçues sur l’Autre. Voir le monde, les mondes, vivre la simultanéité des expériences humaines. Et se poser, être saisi par une image, comme celle d’un paquebot errant au large du port de Bombay, un bateau fantôme au pavillon libérian appelé “Oscar Sirius”. Et puis repartir, découvrir de nouvelles images, de nouvelles sensations… Ces images d’ailleurs communiquent en moi à travers un méandre de souvenirs précieux issus des contrées abordées : Japon, Viet-nâm, Cambodge, Thailande, Laos, Inde, Guinée-Bissau, Mali, Gambi, Sénégal, Tunisie, Mexique, Guatemala, Belize, E.U. (New-York, Floride), Italie, Grèce, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, République tchèque, Allemagne, Angleterre, Danemark, Belgique, Pays Bas, Turquie, Israël, Arabie saoudite.

Extrait du carnet de voyage à Sri Lanka (2003)

Et puis parfois on peut moins se déplacer. Comme “voyager pour toujours” n’est pas possible, j’ai eu l’idée de voyager dans l’imaginaire du monde. Une sorte de voyage immobile qui s’est concrétisé par mon projet “cosmologik”…

Esquisse du monde selon la mythologie des habitants de Rarontonga (dans les îles Cook) à la fin du XIXe siècle. Pour le livre “Mondes, mythes et images de l’univers”.


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